Restaurant scolaire et Accueil de Loisirs sans Hébergement
Cessieu (38)
Compléter l’archipel d’équipements existants
Le projet de nouveau restaurant scolaire mutualisé avec les espaces dédiés à l’ALSH vient compléter le chapelet des équipements en présence : l’école, le gymnase, la mairie.
Dans cette dynamique d’ensemble pré-existant, le bâtiment s’implante ainsi à la lisière du jardin de la Mairie, ce qui produit deux effets :
– d’une part la nouvelle façade adressée et ouverte sur le parc signale discrètement le bâtiment. Il est ainsi proche et visible depuis les équipements déjà connus des usagers (enfants et personnels) pour un accès clair, immédiat et aisé.
– d’autre part, ce nouveau front bâti clôture la géométrie du parc et renforce son caractère de pièce arborée autonome et préservée.
S’insérer au coeur d’atmosphères variées
La parcelle dédiée au projet se situe à l’articulation entre plusieurs entités paysagères et urbaines aux atmosphères diverses : jardin de la mairie, terrain de sport, rives pittoresques de la rivière, quartier résidentiel le long de la rue du Revol.
Implanté entre les jardins de la Mairie et les terrains de sports, le nouvel édifice tire parti de cette situation au maximum :
– en s’ouvrant largement au Nord pour jouir des qualités arborées du parc de la mairie : paysagères et climatiques.
– en s’ouvrant largement au Sud pour profiter d’une vue dégagée, élargie et panoramique sur les terrains de sport.
Le bâtiment s’implante entre Nord et Sud afin de maîtriser au mieux les apports solaires et minimiser les risques de surchauffe estivale. Au Sud, le préau en galerie forme brise-soleil tandis qu’au Nord, la dépassé de toiture est réduite afin de laisser pénétrer plus de lumière.
Rationnalité, compacité, générosité
L’ensemble s’organise de manière rationnelle : au centre un bloc de services abrite les sanitaires, en lien direct avec le hall, tandis que deux épaisseurs en pignons accueillent le reste des entités ‘mineures’ du programme : bureaux, office, locaux techniques … Deux travées majeures sont ainsi libérées au coeur de l’édifice qui profitent d’un caractère largement traversant entre parc et cour jardinée.
En outre, le projet vise une grande compacité afin de réduire les coûts et de maximiser la fluidité entre les espaces. Les circulations sont réduites à leur plus simple expression et les espaces communiquent entre eux. Cette disposition offre une certaine souplesse d’usage : les différentes pièces peuvent être utilisés conjointement ou séparément selon les activités et publics.
Au cours de la vie longue de l’édifice, le principe de plan permet une grande réversibilité : les deux travées centrales forment des espaces capables qui peuvent muter au gré d’évolutions programmatique.
Les espaces de vie profitent ainsi pleinement du traversant induit par l’implantation de l’édifice. Les façades sont basses, offrant un cadrage panoramique et soulignant l’horizontalité du paysage proche.
Au coeur de l’édifice, le volume de toiture est exploitée et permet l’apport de lumière zénithale en pignon. L’ensemble acquiert par ses proportions une certaine noblesse, encore accrue par l’expression de la charpente en ciseau qui occupe le centre du volume.
Une forme familière
De l’extérieur, l’édifice vise une relative simplicité et joue d’une parenté avec les formes en présence. La grande toiture à deux pans évoquent ces ‘grandes batisses dauphinoises’ et la rupture de pente le traditionnel coyau. Dans sa matière et son détail, le projet rompt avec ce vocabulaire ancien : métal en toiture, décroché en pignon, faible hauteur de la façade.
L’enjeu est ici double : assumer le statut d’équipement tout en s’inscrivant dans un tissu de centre-bourg. L’expression architecturale se veut donc discrète et mesurée, sans pour autant disparaître.